Sympétrum jaune d'or (Le)

Sympetrum flaveolum (Linnaeus, 1758)

Ordre : Odonata Famille : Libellulidae Genre : Sympetrum

  • 555
    observations

  • 83
    communes

  • 137
    observateurs

  • Première observation
    1958

  • Dernière observation
    2018
Coc - Adriaens Tim - Albert Ludovic - Anglio Grégory - Anonyme - Anonyme Anonyme - Azema Didier - Baffie P. - Baffie Philippe - Balanca G. - Baldi Philippe - Barataud Julien - Barataud Michel - Bizet Daniel - Blanchon Yoann - Bonmariage Pierre - Bouchet Michel-ange - Boudot Jean-pierre - Brand Christelle - Brandon Allan - Brepson Loic - Breton François - Brugiere Dominique - Brugière D. - Brunel Mathilde - Bruno Le Roux - Caucat Julien - Chaigne Adrien - Chaillou Anthony - Chamaillard Patricia - Chambole J. - Chazalmartin S. - Chazalmartin Samuel - Chouillou M. - Christophe Florian - Cockle Anya - Coutant Laura - Cudennec François - Cuenin Christophe - Danflous Samuel - De_visscher Mn - Deconchat - Descaves Bruno - Destre R. - Dolbeau Xavier - Dommanget Jean-louis - Dordor F. - Dubois Yves - Duvot Guilhem - Escoubeyrou Ghislaine - Esnault Frédéric - Fay Rémi - Fonteneau André - Foxonet Hugo - Fructidor Laurent - Février Jérémie - Gabant Pauline - Gaunet Aurélien - Gaymard Maxime - Genoud David - Giraud Alain - Grand Daniel - Guenel Nathalie - Hentz Jean - Hentz Jean-laurent - Houard Xavier - Itrac-bruneau Raphaëlle - Jamier Myriam - Jaulin Stéphane - Jendoubi Samy - Jullian Rémi - Kabouche Benjamin - Klesczewski Mario - Lacoste Christine - Le Roux Guillaume - Leal Xavier - Legendre F. - Legendre François - Lepine Fabien - Leroy Thierry - Lockwood Mike - Louboutin Bastien - Malafosse Jean-pierre - Marger Jean-paul - Marquis Stéphane - Menand Mathieu - Mercier Rémi - Merlet Florence - Meurgey F. - Monchaux Geoffrey - Montigny C. - Moratin Raynald - Moreau Thomas - Motteau Valentin - Nabholz Benoit - Noblecourt Thierry - Paraire Christophe - Parayre C. - Parayre Christophe - Parc National Cévennes - Petitot Maud - Pianalto Sylvie - Pissavin S. - Pissavin Stephane - Pons Blandine - Ponthieux Yann - Poujol Audrey - Puissant Stéphane - Quillévéré Camille - Quélennec Céline - Rafton Thibault - Ramond Vincent - Rancilhac Loïs - Ringot B. - Ringot Bernard - Rondeau Alexis - Ronne Charlotte - Rufray Xavier - Sala André - Sannier David - Sané Fabien - Sautet David - Sauvage Alain - Savon Christophe - Schreurs Hanneke - Seon Jean - Smulders Ties - Sophie Gonzalez - Soustelle Cyril - Soustelle Nicolas - Souvignet Nicolas - Vialis Léa - Visscher(de) M.n - Vizcaino Daniel - Vizcaino Françoise - Voisin Jean-françois - Winter Ruben

Informations sur l'espèce

Les deux sexes s’identifient assez facilement par la tache safranée à la base des ailes, plus étendue sur les ailes postérieures où elle dépasse le triangle et parfois même le nodus. Contrairement aux autres Sympetrum, les mâles ont un abdomen dont les bords sont parallèles, et qui n’est pas renflé en massue à son extrémité. La coloration des mâles est plus orangée que rouge chez le mâles, jaunâtre chez la femelle. Les deux sexes présentent une bande latérale noire sur chaque côté de l’abdomen, et habituellement deux traits noirs médians sur le dessus de S8 et S9. Le vol de S. flaveolum est plus papillonnant que la plupart des autres Sympetrum, mais pas autant que celui de S. pedemontanum. L’examen de la lame vulvaire permet de distinguer les femelles de S. falveolum de celles de S. fonscolombii, très proches par leur morphologie et coloration.
 

Période de vol : Fin mai à début octobre, pic fin juillet
Période de reproduction : principalement en août.
Les populations de cette espèce connaissent des fluctuations importantes d’une année à l’autre. S. flaveolum peut effectuer des déplacements massifs (migrations) sur de grandes distances. Sur les sites de reproduction, les mâles, à la recherche des femelles volent au dessus des eaux. Lors de rencontre entre ces premiers, des poursuites vigoureuses peuvent être observées.
L’accouplement peut durer une demi-heure puis les œufs sont lâchés au-dessus de l’eau ou des rives temporairement exondées. Les œufs entrent en diapause et n’éclosent qu’à la fin de l’hiver. En plaine, les pontes précoces lâchées dans l’eau éclosent après 5 à 10 semaines.
La phase larvaire dure de 5 à 8 semaines (ponte à éclosion différée) ou près d’un an (ponte à éclosion directe) et compte entre 8 et 10 stades. Les larves vivent au fond de l’eau ou dans la végétation immergée.
La période d’émergence dure environ 6 semaines et la maturation des imagos dure près de 10 de jours.
 


Cet anisoptère est sensible à l’abaissement des nappes, à la disparition de ses habitats (par drainage agricole et destruction des zones tourbeuses notamment) et à la pollution des étangs en zones agricoles. C’est une espèce classée vulnérable sur la liste rouge de France métropolitaine mais qui semble bien se maintenir dans la plupart des massifs montagneux sur le territoire national.
Liste rouge mondiale (http://www.iucnredlist.org) : non référencé
Liste rouge européenne (Kalkman et al., 2010) : LC (« Least Concern » = préoccupation mineure) en Europe et dans l’Union Européenne des 27, populations stables.
Liste rouge des libellules du Bassin méditerranéen (Riservato et al., 2009) : LC
Liste rouge des Odonates de France métropolitaine (Dommanget et al., 2009) : VU (Vulnerable = vulnérable)
 

Elément eurosibérien dont l'aire de distribution s'étend depuis l'Europe de l'Ouest jusqu'au Japon, via l'Europe septentrionale et moyenne et l'Asie tempérée. Cette aire est fragmentée en Europe du sud-ouest et méridionale, confinée principalement aux reliefs. En France, le Sympétrum jaune d'or est inféodé aux massifs montagneux (Massif central, Pyrénées, Alpes, Jura, Vosges) jusqu'à 2 100 mètres d'altitude. En plaine l'espèce est disséminée et souvent seulement migratrice. Dans la région Languedoc-Roussillon, l'espèce n'est signalée qu'en Lozère.
L'espèce se reproduit dans des eaux stagnantes peu profondes bien ensoleillées, oligotrophes et mésotrophes, fréquemment acides et riches en végétation (étangs herbeux, marais, prés inondés, tourbières, cariçaies, parties marécageuses des lacs). C'est une espèce spécialiste des mares temporaires.
Non renseignée pour le moment
Aucun synonyme pour ce taxon

Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles