Leste des bois, Leste dryade

Lestes dryas Kirby, 1890

Ordre : Odonata Famille : Lestidae Genre : Lestes

  • 353
    observations

  • 62
    communes

  • 92
    observateurs

  • Première observation
    1958

  • Dernière observation
    2018
Adriaens Tim - Anglio Grégory - Anonyme Anonyme - Azema Didier - Baffie P. - Baffie Philippe - Barataud Julien - Barataud Michel - Bizet Daniel - Blanchon Yoann - Bonmariage Pierre - Bourderionnet Guy - Brepson Loic - Breton François - Bruno Le Roux - Chaillou Anthony - Chazalmartin S. - Christophe Florian - Cocquempot Christian - Crebassa Jason - Cudennec François - Cuenin Christophe - Danflous Samuel - Descaves Bruno - Dolbeau Xavier - Dommanget Jean-louis - Dramard Jean-michel - Escoubeyrou Ghislaine - Esnault Frédéric - Fabre Jean Marie - Faus Jordi - Fonteneau André - Foxonet Hugo - Février Jérémie - Gaunet Aurélien - Gaymard Maxime - Geniez Fanfan - Geniez Philippe - Giraud Alain - Goma Vianney - Grand Daniel - Guenel Nathalie - Hentz Jean - Hentz Jean-laurent - Houard Xavier - Jamier Myriam - Jaulin Stéphane - Leal Xavier - Legendre F. - Legendre François - Lepine Fabien - Lockwood Mike - Louboutin Bastien - Malafosse Jean-pierre - Marquis Stéphane - Migaud Pierre - Monchaux Geoffrey - Motteau Valentin - Nabholz Benoit - Noblecourt Thierry - Ouvrard Étienne - Paraire Christophe - Parayre C. - Parayre Christophe - Petitot Maud - Pianalto Sylvie - Pissavin S. - Pissavin Stephane - Plassart Clémentine - Poujol Audrey - Rafton Thibault - Rancilhac Loïs - Reyt Sylvain - Ringot B. - Ringot Bernard - Riols Christian - Rondeau Alexis - Ronne Charlotte - Rufray Xavier - Sala André - Sannier David - Sautet David - Sauvage Alain - Savon Christophe - Seguin Cédric - Seon Jean - Soustelle Cyril - Terrier Francine - Tixier-inrep Danièle - Trille Magali - Vizcaino Daniel - Vizcaino Françoise

Informations sur l'espèce

Lestes dryas ressemble beaucoup à Lestes sponsa que l’on retrouve souvent à ses côtés. Ces deux lestes ont tous les deux une coloration vert métallique ou cuivré brillant avec une pulvérulence bleue sur les côtés du thorax et sur les deux premiers et les trois derniers segments abdominaux. L’examen des cerques permet de distinguer les mâles de ces deux espèces : ceux du Leste dryade a les extrémités courbées et élargies. Chez la femelle, l’ovipositeur dépasse largement l’extrémité de l’abdomen (à l’inverse de L. sponsa femelle).

Période de vol : de fin avril à fin octobre.
Période de reproduction : principalement en juillet et août.
C’est une espèce qui possède un bon pouvoir de dissémination.
Les mâles et femelles restent généralement attachés en tandem durant la ponte. Les œufs sont insérés dans les tiges de la végétation hygrophiles, même en l’absence d’eau libre, dans des endroits qui seront inondés au printemps.
Les larves vivent à faible profondeur (moins de 30 cm d’eau). La phase larvaire dure de 6 à 10 semaines et compte de 10 à 12 stades.
Les émergences se déroulent de fin-mai en plaine jusqu’à fin-juin en altitude. Celles-ci se terminent mi-juillet.
 


Le Leste dryade est sensible aux sécheresses précoces et aux opérations de drainages qui empêchent le développement des larves au printemps. En plaine, il est menacé par l’intensification de l’agriculture et le réchauffement du climat. Ainsi, il est classé comme quasi-menacé sur la liste rouge de France métropolitaine.

Liste rouge mondiale (http://www.iucnredlist.org) : non référencé
Liste rouge européenne (Kalkman et al., 2010) : LC (« Least Concern » = préoccupation mineure) en Europe et dans l’Union Européenne des 27, populations stable.
Liste rouge des libellules du Bassin méditerranéen (Riservato et al., 2009) : LC
Liste rouge des Odonates de France métropolitaine (Dommanget et al., 2009) : NT (« Near threatned » = quasi menacé)
 

La répartition de l'espèce est holarctique : Etats-Unis, Canada, Europe, Asie jusqu'au Japon. En France, le Leste dryade est assez disséminé en plaine et semble peu fréquent dans le Nord et l'Est. Dans les régions méridionales, il se développe uniquement en altitude : il est commun dans les massifs montagneux entre 600 et 2 000m environ. Ainsi, en Languedoc-Roussillon, l'espèce semble commune dans les départements de la Lozère et des Pyrénées-Orientales, mais paraît plus rare dans les autres départements.
Le Leste dryade affectionne les eaux stagnantes, oligotrophes et mésotrophes, ombragées ou non, à végétation dense (mares, tourbières à sphaignes, marais à carex, étangs et lacs marécageux, etc.), en plaine et jusqu'à 2 500 m d'altitude en montagne. C'est un spécialiste des mares temporaires, qui préfère coloniser les mares s'asséchant en été.
Non renseignée pour le moment
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Observations par classes d'altitudes

Observations mensuelles